Mois Camerounais de lutte contre le Sida: Discrimination Et Stigmatisation Des Populations Vivant Avec Le VIH

Facebook Twitter Linkedin

Depuis le début de l’épidémie du SIDA dans les années soixante-dix et sa découverte en 1983, la stigmatisation et la discrimination ont contribué malheureusement à l’élévation  du taux d’incidence au VIH dans le monde et en Afrique en particulier. Quelles en sont les causes, quelles conséquences pour le processus de prise en charge et l’atteinte des objectifs mondiaux de lutte contre le VIH/SIDA ? Quelques questions auxquelles cet article tentera de répondre.

Stigmatisation/discrimination : est-ce la même chose ?

La stigmatisation et la discrimination associée au VIH continuent à se manifester dans de nombreux pays et constituent des obstacles à la prévention de nouvelles infections, à l’apport d’un soutien ainsi que d’un traitement adéquat.

       La stigmatisation associée au SIDA est provoquée par de nombreux facteurs d’origine divers, notamment une compréhension erronée de la maladie, les préjugés liés à la transmission du VIH,  un accès limité au traitement, la manière subjective dont les médias abordent le sujet (bien qu’ayant évolué au fil du temps), ainsi que les craintes liées à la sexualité.        La discrimination se concentre sur le comportement tandis que la stigmatisation quant à elle est un attribut  ou une crainte ; de ce fait donc, La stigmatisation peut conduire à la discrimination et à d’autres violations des droits de l’homme, ces derniers affectant donc considérablement le bien être des personnes vivant avec le VIH qui se voient refuser, entre autres, l’accès aux soins de santé, à l’emploi, à l’éducation et sont parfois même traités comme de véritables parias au sein de leur propre famille.la discrimination liée au VIH est donc  non seulement une violation des droits de l’homme, mais également un catalyseur important dans la propagation du virus.

Comment aborder la question ?

        Il est donc fondamental de lutter contre la discrimination et la stigmatisation afin d’atteindre les « 3 X 95 » (Les objectifs du « 3 x 95 » (Le « 3×95 » est un objectif de santé publique qui imprègne les politiques pu­bliques de lutte contre le VIH/sida. Cela signifie qu’en 2020, 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 95% des personnes séropositives et dé­pistées reçoivent un traitement antirétro­viral, 95% des personnes recevant un traite­ment antirétroviral ont une charge virale durablement indétectable.)  Dans le meilleur des mondes, chacun devrait pouvoir librement solliciter et recevoir des conseils liés à la question du VIH/SIDA ainsi que le test volontaire et confidentiel dans le but de connaitre son statut VIH sans majoritairement se soucier des conséquences. Les personnes dont le test VIH est déclaré négatif devraient bénéficier de conseils sur la prévention afin de rester négatives ; quant à celles dont le test VIH s’avèrerait être positif, elles devraient être traités et prises en charge ainsi que bénéficier de conseils sur la prévention  sans aucune distinction de leur race, leur sexe, leur appartenance religieuse ou ethnique et même de leur orientation sexuelle afin de protéger les autres de l’infection mais également de se protéger elles même d’une éventuelle réinfection ou coïnfection. Les personnes vivant avec le VIH  devraient pouvoir vivre sans crainte de devoir se cacher tout au long de leur vie car en effet, ce sont leurs expériences qui contribueront à briser tous les préjugés autour de la question du VIH/SIDA.

 

       

 

Leave a Reply

Your email address will not be published.Required fields are marked *