LES RISQUES D’EXPOSITIONS DES ENFANTS –PETITS-COMMERÇANTS DE RUE A LA COVID19 ET D’AUTRES PROBLEMES DE SANTE

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L’éducation a toujours été la préoccupation de l’humanité. Ainsi, elle est le processus par lequel l’on favorise le développement  physique, intellectuel, moral et éthique d’un individu en vue de faciliter son intégration harmonieuse dans la société.

Les parents sont les premiers responsables des enfants qu’ils ont délibérément choisi de donner la vie et en tant que tel, ils doivent se sentir pleinement responsables de ceux-ci. Ces parents ont l’obligation envers les enfants aussi bien celle d’assurer leur bien-être en ce qui concerne le secteur santé. Il est fort de constater que plusieurs parents se détournent de leurs obligations en envoyant les enfants dans la rue pour exercer des petits commerces, hors nous sommes en période de pandémie mondiale qui est la COVID19.

Il nous a été donné de constater dans nos villes que de nombreux enfants sans discrimination de sexe se livrent à  toutes sortes d’activités informelles telles que la vente des bonbons, des fruits, des biscuits, le matériel de voiture et bien d’autres. En période de crise sanitaire, ce phénomène ne baisse pas son ampleur et ces enfants deviennent des potentiels sujets d’infections et de contagions pour les autres créant ainsi des foyers d’épidémie. C’est le but d’apporter notre contribution à cette réflexion que nous avons porté notre choix sur ce thème.

Au Cameroun, la couverture des services de santé est insuffisante (environ 40%). Les capacités limitées des unités de soins intensifs sont déjà dépassées avec une cinquantaine de lits seulement. De même les capacités des formations sanitaires dédiées à la prise en charge de la Covid-19 pour d’autres catégories de cas (suspects, modérés ou légers) restent également dépassées.  

Les chiffres de la COVID-19 au Cameroun montrent que le pays est passé à la deuxième phase et l’impact de cette propagation générale de la pandémie à l’ensemble du pays est susceptible d’être immense. Le système de santé du Cameroun est très faible, caractérisé par le manque d’équipement/infrastructures, la faiblesse de la chaîne d’approvisionnement et d’énormes disparités dans la distribution des ressources humaines en santé, ainsi que la faiblesse de la réponse communautaire face aux problèmes de santé. Parmi ces problèmes communautaires nous avons entre autre ce phénomène de commerce des enfants dans les rues sans aucune protection et sans respecter les gestes barrières.

Le gouvernement est pleinement engagé pour répondre à la pandémie Covid-19 et travaille en étroite collaboration avec le secteur privé (qui est engagé notamment dans la mobilisation des ressources financières), les partenaires au développement et les communautés philanthropiques. Toutefois, il faut reconnaitre qu’il y a un décalage croissant entre la tendance épidémique de la Covid-19 et la capacité de réponse en place, d’où un besoin grandissant de ressources financières, matérielles et humaines afin de permettre un réel contrôle de l’épidémie.

De ce fait, le lien entre ces enfants exerçant ces petits commerces dans la rue, est étroit car nous observons le risque élevé de contagion de ces enfants à la COVID19. L’autre hypothèse est que la montée en puissance de ces activités informelles doit être encadrée dans le but de réduire le niveau de cas d’infection à la COVID19. 

Plusieurs chercheurs se sont intéressés à la question de ce commerce ambulant  Comme l’ont montré, il y a longtemps déjà, d’autres chercheurs [Grafmeyer et Joseph, 1984] : «  observer des commerçants dans leur environnement écologique, c’est prêter une attention particulière à la manière dont ils s’adaptent et tirent leurs ressources de l’espace urbain. Ceux dont les installations sont précaires, par exemple, développent des compétences qui exploitent la plasticité des espaces et des temporalités » A ce stade notre réflexion épouse  celle de la réduction du nombre de ces enfants exerçant des commerces de rue en termes de légitimité et légalité de l’action.

Il en ressort donc de ces analyses que le secteur informel peut être défini par rapport à un critère de taille ou en référence à un critère juridique ou mieux encore compte tenu de ces deux critère pris ensemble ; de ce fait il désignerait l’ensemble des « activités se développant spontanément en milieu urbain, permettant d’absorber une partie de la main d’œuvre provenant des migrations rurales, et n’obéissant pas aux règles formelles de l’économie du travail, à savoir la comptabilité, le droit du travail, etc. ». (Michel Graud, 1991). Revenir à notre thématique, nous dirons qu’un encadrement plus juridique de ces enfants limiterait le risque de contagion et d’infection à la pandémie du CORONA virus.

Rédige par WASSE FOAL ROBLINE ORNELLA, Doctorante en sociologie à l’université de Dschang ; option population et développement.

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