Pour un financement innovant de la santé en Afrique

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La survenance de la Covid 19, plus de deux années déjà, a profondément bouleversé les habitudes, instauré le doute sur le fonctionnement des systèmes de santé et susciter le questionnement de la gestion des ressources de santé au niveau mondial, régional et national. Elle a en effet perturbé le commerce international et provoqué des blocages récurrents au sein des économies et des systèmes de santé. A ce jour, la reprise économique des pays africains reste gravement menacée et par ricochet la mise en œuvre des politiques de santé.

Les besoins de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme ont augmenté du fait de la crise. L’engagement à mettre fin à ces trois maladies en tant que menaces pour la santé publique d’ici 2030, a reculé ou stagné dans des dimensions importantes de la lutte contre les trois maladies. En fait, en 2020, La prévention n’a pas atteint les résultats escomptés. Le nombre de personnes se faisant tester ou s’inscrivant à un nouveau traitement a diminué.

Le 6ème Sommet Union africaine-Union européenne tenu du 17-18 février 2022 (Bruxelles) a été meublé par plusieurs conférences sur des thématiques diverses dont l’une a retenu l’attention de la CSCC Santé : « Investir dans la santé pour la reprise économique : Financement innovant pour la préparation à la pandémie, la santé et le VIH ». Cette conférence qui a réuni les représentants de diverses organisations internationales, organisations sous-régionales, etc. a été un cadre d’échange qui a permis de ressortir des paramètres indispensables et des approches plus efficaces pour une meilleure gestion de la santé dans le monde.

La première est que la reprise économique ne se fera pas sans sécurité sanitaire. Ils vont de pair. La seconde est que les Africains ont droit à la santé comme tous les autres peuples du monde. Et le financement est un moyen de garantir la réalisation de ce droit. Le financement doit aller de pair avec un changement de politique mondiale pour une reprise plus rapide. Ce qui va permettre un accès égal aux technologies de la santé et une production locale accrue en Afrique. Néanmoins, il est regrettable de constater de nos jours, les mêmes erreurs que celles qui ont été commises lorsque le traitement contre le VIH est devenu disponible. Quand le traitement du VIH coûte 10 000 dollars par an entre 1997 et 2006, 12 millions d’Africains sont morts à cause de médicaments dont le prix était hors de portée. De plus, des communautés entières à travers le continent sont retardées par les maladies infectieuses, affectées par une forte incidence du VIH qui cause la mort, la mauvaise santé, mais aussi des charges financières importantes pour le système de santé. Le paludisme qui freine l’éducation, la productivité du travail dans de nombreuses régions rurales du continent. La tuberculose qui affecte généralement les personnes au sommet de leur vie professionnelle. Autant d’éléments qui justifient l’augmentation durable des investissements dans la santé, initiative défendue par l’Union Africaine. Convaincu que le renforcement des ressources sanitaires est un moyen d’atteindre la couverture sanitaire, et de garantir une réponse efficace et efficiente aux pandémies actuelles et futures ; le financement est une question hautement prioritaire pour les dirigeants politiques africains.

La communauté internationale doit donc faire du financement de la santé une grande priorité pour la solidarité mondiale en investissant collectivement dans les systèmes de santé, de la prévention à l’accès aux traitements en passant par l’amélioration des productions locales, la qualité des soins à la personne, la surveillance écologique et la gestion des collectes. De même, les dirigeants africains doivent au niveau interne diversifier les poches de financement de la santé afin d’avoir des ressources suffisantes répondant aux besoins de leurs systèmes de santé accompagnées d’une bonne gestion de celles-ci.

Mieux vaut gérer la santé que de gérer la maladie.

Diplômé en marketing et management des opérations. - Formateur pratique en gestion et utilisation des outils de capitalisation numérique. - Responsable de la communication et du plaidoyer pour la Coalition des organisations/associations et réseaux d'associations santé du Cameroun. - Gestionnaire de la plateforme santé et droits humains healthymboa.org projet Fond Mondial- NFM3.

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1 thought on “Pour un financement innovant de la santé en Afrique

  1. dear collea’gues and partners
    i am a coordonnator of the associatate Taken Care of human being TAHBE . we work with other associatate in the domain of HIV AID, tuberculoses and malaria
    we usually work with sexe workers and other stakehokder in that domain. that is why the collaboration between your institution and ours will be benefit of the comlunitied and theit populations
    thanks
    kakmeni wembou Raphaël
    kakmeni2002@yahoo.fr
    tel +237670956417/658234645

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