Journée mondiale de lutte contre le paludisme:  »Zéro palu! » malgré le COVID-19

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Le thème de la 13 ème JMLP est : « Zéro Palu! Je m’engage. »

Le paludisme est une maladie endémique répandue qui provoque des maladies dans environ 230 millions de personnes et tue environ 430 000 personnes chaque année. Des mesures sont prises au niveau international et national pour contrecarrer cette maladie qui perdure.

Au Cameroun par exemple, des politiques et stratégies suivante ont été prises: ✓ la gratuité du Traitement Préventif Intermittent chez la femme enceinte depuis 2005 dans notre pays ; ✓ la gratuité du traitement du paludisme simple et grave chez les enfants de moins de 5 ans depuis février 2011 et 2014 respectivement ; ✓ la réduction du coût du diagnostic et du traitement de paludisme simple dans les formations sanitaires à moins de 500 F CFA ; ✓ la distribution gratuite des Moustiquaires Imprégnées d’insecticide à Longue Durée d’Action (MILDA) aux populations; et✓ la Chimio prévention du Paludisme Saisonnier chez les enfants de 03 à 59 mois dans les régions de l’Extrême Nord et du Nord pendant les grandes pluies, menée depuis 2016. .

Le 25 avril est la journée mondiale de lutte contre la paludisme. En cette année 2020, cette journée intervient au moment où le monde s’active sur un combat : la lutte contre la pandémie du COVID-19 qui à date ne cessent de faire couler des larmes et des ancres. Dans ce triste contexte, que faire face au paludisme?

L’OMS appelle les pays à assurer la continuité des services de prise en charge du paludisme dans le contexte de la pandémie de COVID-19. « La communauté de lutte contre le paludisme doit rester mobilisée pour éviter l’infection, la maladie et les décès par le biais de services de prévention et de gestion des cas, tout en maintenant un environnement sûr pour les patients, les clients et le personnel. »

L’OMS a ainsi établi « les principes généraux et des conseils techniques spécifiques pour les interventions de lutte contre le paludisme, y compris la prévention de l’infection et de la maladie, les soins et le traitement des cas, les tests, les services cliniques, la chaîne d’approvisionnement et les activités de laboratoire, pendant cette période d’évolution de la pandémie de COVID-19 ». (https://www.who.int/malaria/publications/atoz/tailoring-malaria-interventions-covid-19.pdf?ua=1) . Il faut tout d’abord noter que ces principes entrent en droite ligne avec la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015 qui visent les objectifs suivants pour 2030:

  • Réduire le nombre des cas de paludisme d’au moins 90 %
  • Réduire la mortalité due au paludisme d’au moins 90 %
  • Éliminer le paludisme dans au moins 35 pays
  • Empêcher la réapparition de la maladie dans tous les pays exempts du paludisme

Les principales recommandations de l’OMS se résument donc à:
1- La flexibilité et la promptitude dans la prévention du paludisme et prise en charge des cas dans les zones COVID-19. La riposte au paludisme spécifique doit tenir compte des actions de préparation, de préparation et d’intervention pour COVID-19 (1): • Protéger le personnel de santé. • Protéger les clients et les patients.
2-Les programmes nationaux et locaux devraient continuer à fournir des interventions de prise en charge des cas de paludisme (et autres maladies / affections affectant la population), même avec le risque de transmission de COVID-19. Les programmes doivent par exemple veiller à ce que les point focaux pour le paludisme soient membres des équipes de gestion du COVID-19; assurer un engagement continu avec tous les acteurs et partenaires nationaux du COVID-19.

3-Des mesures exceptionnelles pour contrôler le paludisme peuvent être prises pour limiter la propagation de la maladie et les décès résultant du COVID-19.

4-Les principales structures et systèmes de base du paludisme doivent être maintenus et renforcés comme élément central de la riposte COVID-19.

5-Suivre les recommandations de l’OMS dans le dans cadre du COVID-19.

Au Cameroun, le Ministre de la Santé lors de son discours lié à cette journée salue les progrès accomplis tout en précisant que ces derniers sont menacés par la pandémie du COVID-19 et affirme par ailleurs que « nous devons plus que jamais, veiller à la prise des mesures concrètes pour continuer à sauver des vies. » Enfin, il invite chacun à s’interroger sur ce qu’il fait au quotidien pour venir à bout de cette maladie dans son ménage, sa communauté et dans son pays et à faire de la lutte contre le paludisme un défi quotidien dans son entité familiale, communautaire et professionnelle.

Ensemble, le Cameroun sera exempte du paludisme.

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