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Le 12 Octobre est la journée mondiale de lutte contre l’Arthrite. La Polyarthrite Rhumatoïde est une maladie auto-immune (c’est à dire qu’elle est le résultat d’un dysfonctionnement du système immunitaire), évolutive et chronique. Elle se caractérise par une inflammation puis une destruction du cartilage de l’os et des tendons.

L’arthrite est donc une inflammation des articulations, dont on connait mal la prévalence. On sait toutefois qu’environ 600 000 personnes souffrent de polyarthrite rhumatoïde ou de spondylarthrite. Elle touche indifféremment les femmes et les hommes, les adultes et les personnes âgés et également les enfants. Chaque crise est susceptible de générer des lésions articulaires. La répartition par sexe fait ressortir 75% de femmes sont atteintes de cette maladie. Très invalidante, la gravité de l’arthrite est généralement sous-estimée, qui donne forcement naissance aux causes de la maladie.

Elles sont nombreuses et les rhumatologues distinguent ainsi : l’arthrite septique, due à un germe : une bactérie se trouve dans l’articulation ; l’arthrite microcristalline, générée par le dépôt de microcristaux dans l’articulation ; l’arthrite des rhumatismes inflammatoires chroniques ou maladies auto-immunes tels que la polyarthrite rhumatoïde, la spondyloarthrite ou le lupus systémique. De part ces causes ont des symtopmes divers et se caractérise par une douleur. Trois caractéristiques qui la distinguent de l’arthrose, avec laquelle elle est souvent confondue. « L’arthrose fait mal au repos mais ne réveille pas la nuit. Le gonflement de l’articulation est une autre caractéristique de l’arthrite. En revanche, rougeur et chaleur sont des signes inconstants. « Les articulations sont peu chaudes et peu rouges en cas de polyarthrite rhumatoïde, mais elles ne le sont en cas de goutte ou d’arthrite septique »

LES DIFFERENTS TYPES D’ARTHRITE

Il existe plusieurs types d’arthrite, selon la cause qui en est à l’origine. L’une des formes d’arthrite les plus connues est la polyarthrite rhumatoïde : ce rhumatisme inflammatoire chronique, qui touche plusieurs articulations, est une maladie auto-immune, favorisée par un terrain génétique de susceptibilité et l’intervention d’agents extérieurs dont le plus reconnu est le tabagisme.

 Elle se manifeste par des poussées douloureuses et des gonflements des articulations, qui perdurent dans le temps et entraînent des lésions pouvant aller jusqu’à la destruction de l’articulation et donc des déformations articulaires. La goutte est une forme d’arthrite aiguë, particulièrement intense et douloureuse, due aux dépôts de cristaux d’acide urique à l’intérieur d’une articulation, généralement le gros orteil. L’arthrite psoriasique ou rhumatisme psoriasique associe arthrite (un ou plusieurs) et un psoriasis cutané pas obligatoirement étendue.

L’arthrite infectieuse ou arthrite septique est due à la colonisation d’une articulation par un germe plus précisément les bactéries le plus souvent, plus rarement parasites ou champignon, issu d’un foyer infectieux distant infection cutanée, dentaire, urinaire. Elle touche le plus souvent une seule articulation, en particulier le genou. La douleur est vive et soudaine, et peut s’accompagner d’un état fébrile. Le risque est la destruction rapide de l’articulation en l’absence de traitement.  Ces causes d’arthrite sont les plus connues, mais il en existe d’autres plus rares.

LE DIAGNOSTIC

Le diagnostic de l’arthrite repose sur l’interrogatoire du patient et l’examen clinique des articulations douloureuses. Une analyse de sang peut être proposée pour établir un bilan immunologique et inflammatoire. L’imagerie médicale, en particulier la radiographie, mais aussi, dans certains cas, l’IRM, l’échographie ou le scanner, permet d’évaluer le degré des atteintes articulaires. Enfin, une ponction articulaire doit parfois être réalisée pour analyser le liquide à l’origine du gonflement de l’articulation.                        

LES TRAITEMENTS DE L’ARTHRITE

Le traitement de l’arthrite repose avant tout sur sa cause comme pour toute affection dont les origines sont multiples. Par exemple, les solutions pour soulager la douleur ne sont pas les mêmes selon que vous souffrez de goutte ou de polyarthrite rhumatoïde et sont divisées en deux sous grands cas :

Dans le premier cas, le médecin proposera l’application de froid sur l’articulation, au moyen de poches de glaces, associée à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou de la colchicine ;

Dans le second cas, la douleur sera soulagée par des AINS ou des corticoïdes. Parfois, les corticoïdes sont administrés par infiltration directement dans l’articulation si le nombre d’articulations d’arthritique est limité. Les traitements de fond sont des immunosuppresseurs, tels que le méthotrexate : leur principal effet secondaire est donc l’augmentation du risque infectieux, dont les patients se prémunissent en étant à jour de leurs vaccins, en particulier du vaccin anti-pneumococcique.

Conclusion

 Améliorer la connaissance et la prise en charge des arthrites et plus spécialement de la polyarthrite rhumatoïde, tel est l’objectif de cette journée mondiale autour de cette maladie chronique invalidante dont le diagnostic est souvent trop tardif.

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