JOURNEE MONDIALE DE L’ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL

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Agir Vite pour le Cerveau

Tel pourrait être le mot d’ordre de la journée de l’AVC, célébrée chaque 29 octobre. L’objectif principal de cette journée est essentiellement de sensibiliser le maximum de personnes à cette grande cause de santé publique dès l’apparition des premiers symptômes.

Un accident vasculaire cérébral se caractérise par une perte subite des fonctions cérébrales imputable à une interruption du débit sanguin vers le cerveau à la suite d’un accident vasculaire cérébral ischémique (causé par la formation d’un caillot de sang) ou une hémorragie cérébrovasculaire (causée par la rupture d’un vaisseau et un saignement consécutif dans ou autour du cerveau).

L’interruption du débit sanguin vers le cerveau cause la destruction des cellules nerveuses (les neurones). Les effets d’un accident vasculaire cérébral varient en fonction de la partie du cerveau qui a été lésée et l’ampleur de l’endommagement qui en résulte. Environ 80 % des accidents vasculaires cérébraux sont ischémiques et 20 % sont hémorragiques.

L’accident vasculaire cérébral est l’une des principales causes de déficience partout dans le monde, et au Cameroun, approximativement 315 000 personnes vivent avec les suites d’un accident vasculaire cérébral. C’est aussi la 3e principale cause de mortalité au Cameroun. Environ 60 % des personnes qui ont fait un accident vasculaire cérébral doivent composer avec une forme de déficience comme une paralysie, une perte de la sensibilité, des trous de mémoire, des troubles du langage et des problèmes de la vue. Quelques personnes peuvent aussi souffrir d’une dépression ou d’autres troubles affectifs après un accident vasculaire cérébral.

CAUSES

Un accident vasculaire cérébral ischémique est causé par le blocage du débit sanguin vers le cerveau par un caillot de sang. L’accumulation de la plaque sur la paroi des artères (l’athérosclérose ou « durcissement des artères » en langage courant) est une cause sous-jacente de beaucoup d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques.

L’athérosclérose est un processus au cours duquel des dépôts graisseux (la plaque d’athérome) envahissent l’intérieur des vaisseaux sanguins, en particulier les artères carotides situées de chaque côté du cou, les artères irriguant le cœur et les jambes. Les plaques athéromateuses peuvent entraîner un accident vasculaire cérébral soit en bloquant le débit sanguin, soit en se détachant (et constituer un embole) et en migrant dans le sang, parfois jusqu’au cerveau. Un accident vasculaire cérébral hémorragique est causé par un saignement dans le cerveau (une hémorragie intracérébrale) ou un saignement autour du cerveau (une hémorragie sous-arachnoïdienne) consécutive à la rupture d’un vaisseau sanguin. Il arrive que les hémorragies cérébrales soient imputables à une pression artérielle élevée non maîtrisée et, dans certains cas, à des anomalies qui relèvent de la structure des vaisseaux sanguins (par ex. des anévrismes ou des malformations vasculaires).

De nombreux facteurs de risque peuvent engendrer un accident vasculaire cérébral. Parmi ceux-ci, il y a des facteurs que vous ne pouvez pas modifier, notamment : l’âge : le risque d’un accident vasculaire cérébral augmente avec l’âge; l’origine ethnique : un plus grand pourcentage de personnes des Premières nations ou d’ascendance africaine, hispanique et sud-asiatique ont une pression artérielle élevée et du diabète. Ces troubles augmentent le risque d’accident vasculaire cérébral; les antécédents familiaux : le risque d’un accident vasculaire cérébral est parfois accru si l’un des parents, un frère ou une sœur a fait un accident vasculaire cérébral avant 65 ans; le sexe : les hommes courent un plus grand risque d’accident vasculaire cérébral que les femmes qui ne sont pas encore ménopausées; des antécédents d’accident vasculaire cérébral ou d’accident ischémique transitoire (AIT) : on estime que jusqu’à 30 % des personnes qui ont subi un accident vasculaire cérébral ou un AIT feront un autre accident vasculaire cérébral 5 ans plus tard.

Parmi les facteurs que vous pouvez prendre en charge, on retrouve : une pression artérielle élevée; une maladie cardiaque ou une fibrillation auriculaire (des battements de cœur irréguliers); le tabagisme (cigarettes); un diabète; un taux élevé de cholestérol; l’inactivité physique; une forte consommation d’alcool (pour les femmes, plus de 10 boissons par semaine ou pour les hommes, plus de 15 boissons par semaine); le stress.

D’autres facteurs peuvent entraîner un accident vasculaire cérébral, notamment : l’emploi de drogues illicites comme la cocaïne ou le LSD;

D’autres facteurs comme l’emploi de contraceptifs oraux, l’hormonothérapie substitutive ou une grossesse et un accouchement pour les femmes touchées par des troubles médicaux préexistants peuvent accroître le risque d’accident vasculaire cérébral dans certains cas précis.

SYMPTOMES ET COMPLICATIONS

Les symptômes d’un accident vasculaire cérébral apparaissent soudainement, et ne durent que quelques minutes ou quelques, mais rarement plus de 2 jours. Tout le monde devrait pouvoir reconnaître les 5 principaux symptômes d’un accident vasculaire cérébral et solliciter immédiatement des soins médicaux si l’un de ces symptômes survient : une brusque paralysie ou un engourdissement atteignant le visage, un bras ou une jambe (habituellement sur un côté du corps seulement); l’apparition soudaine d’un trouble de l’élocution ou d’une difficulté à comprendre ce qui est dit; la perte subite de la vue (souvent dans un œil seulement) ou une vision double; la brusque survenue d’étourdissements, ou de troubles de l’équilibre ou de la coordination; des maux de tête violents et inhabituels survenant brusquement sans cause apparente (souvent décrits Diagnostic

Si vous observez des symptômes d’accident vasculaire cérébral ou d’accident ischémique transitoire (AIT), votre médecin vous interrogera sur vos antécédents médicaux et sur tout événement récent susceptible d’avoir un rapport avec vos symptômes.

TRAITEMENT ET PREVENTION

Il est impératif de savoir reconnaître les signes et les symptômes d’un accident vasculaire cérébral et de demander des soins médicaux immédiatement. Un traitement est exigé dans les toutes premières heures qui suivent la survenue d’un accident vasculaire cérébral afin de prévenir la formation lésions cérébrales et d’une déficience, et de favoriser la guérison. Les cellules du cerveau mourront si elles sont privées du débit sanguin irrigateur et oxygénant, même pour que quelques minutes.

Pour conclure nous disons en sommes que Chaque minute compte, faute d’une prise en charge très rapide, les lésions peuvent devenir irréversibles. Il est possible de réduire au minimum le risque d’accident vasculaire cérébral en modifiant les facteurs de risque, en ayant recours à des médicaments et, même dans certains cas, à une intervention chirurgicale.

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