10 OCTOBRE 2020 : JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE MENTALE

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La santé mentale définit le bien-être psychique, émotionnel et cognitif ou une absence de trouble mental. Le terme est relativement récent et polysémique car selon J. Sutter elle est perçue comme « l’aptitude du psychisme à fonctionner de façon harmonieuse, agréable, efficace et à faire face avec souplesse aux situations difficiles en étant capable de retrouver son équilibre ». Il n’existe aucune définition précise de la santé mentale, mais pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « on définit la santé mentale comme un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté. []

La santé mentale peut être altérée par des troubles, dont la dépression, les troubles anxieux, les troubles bipolaires ou la schizophrénie. Une liste des troubles de la santé mentale et leur description sont données dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association Américaine de Psychiatrie et la Classification internationale des maladies de l’OMS.

Objectifs

L’Organisation mondiale de la santé promeut un mouvement de désinstitutionnalisation dans laquelle le soin en santé mentale classique sera remplacé majoritairement par une « santé mentale communautaire ». Celle-ci consiste à :

  • Intégrer les soins de santé mentale dans le système de premiers soins;
  • Réadapter les patients hospitalisés sur le long terme en hôpital psychiatrique dans la communauté
  • Mettre en œuvre des programmes de lutte contre la stigmatisation au sein des communautés
  • Lancer des interventions préventives efficaces auprès de la population
  • Assurer la pleine participation et l’intégration des personnes atteintes de troubles mentaux dans la communauté

Facteurs agissants

Nous avons entre autre l’alimentation où différentes études tentent à montrer une dépendance à la malbouffe et de démontrer un lien entre santé mentale et malbouffe. Si l’alimentation ne peut pas être considérée comme unique cause de la maladie mentale, il est par contre prouvé qu’il existe un lien entre la moindre qualité de celle-ci et ces pathologies : il est notamment établi pour la dépression, l’autisme et la schizophrénie.

Ensuite nous avons les facteurs toxicologiques avec un nombre important de troubles et séquelles, éventuellement irréversibles, peuvent avoir été induits in utero, dans l’enfance ou à l’âge adulte, à la suite du contact avec des neurotoxiques inhalés, ingérés, ou absorbés par la peau ou des muqueuses. Il peut s’agir par exemple du plomb ou du mercure, ou de pesticides, d’alcool ou d’autres corps chimiques, qui parfois peuvent agir en synergies. Il est probable que la neurotoxicité de certaines molécules n’ait pas encore été identifiée.

Un autre facteur tel que les facteurs infectieux induits par des virus ou bactéries. Les neuroinfections restent un problème difficile à traiter même avec l’arrivée des antibiotiques et de vaccins efficaces, dans beaucoup de régions du monde, particulièrement dans des pays dites « en voie de développement ».

En fin de série nous avons les facteurs liés au stress se situant dans un contexte sociopsychologique qui a une importance dans l’apparition de certains troubles neurologiques, en particulier, dépressions pouvant conduire au suicide. Le stress et la souffrance au travail ou le stress induit par la difficulté à trouver du travail et à la peur de le perdre, le stress lié au vieillissement dans la solitude, certaines délinquances sexuelles, divers troubles de la sexualité, la non-reconnaissance sociale ou l’interdit de certaines formes de sexualité, ou encore divers stress liés au sida, à la stérilité du couple, aux drogues dures, ou le stress induit par une grande précarité et une société où la famille a éclaté, le stress de mineurs en grande difficulté etc sont des problèmes parfois nouveaux pour les thérapeutes. Dans certains pays ou contexte, le trouble mental est encore volontiers caché où les malades sont enfermés, ce qui peut ajouter à leur souffrance et à leurs troubles. Dans certains pays, les problèmes d’immigration forcée et de déplacements volontaires de réfugiés ou immigrés cherchant de meilleures conditions de vie, ou les problèmes liés aux guerres, guerres civiles et au terrorisme, ou à certaines pressions sociales et religieuses peuvent être sources de troubles importants et dans notre contexte , ce type de populations sont des populations clés existant dans la société civile et qui ont grand besoin d’aide et d’assistance.

Perspectives

A ce niveau de perspectives, la campagne, conçue conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé, United for Global Mental Health et la Fédération mondiale pour la santé mentale, s’appuie sur le fait que, bien que la santé mentale suscite un intérêt croissant au niveau mondial ces dernières années, les investissements consentis dans ce domaine ne sont pas proportionnels. Cette campagne invite toutes les parties concernées à faire quelque chose de positif. Les particuliers peuvent prendre des mesures concrètes en faveur de leur santé mentale et soutenir leurs amis et les membres de leur famille qui sont en difficulté. Les employeurs peuvent prendre des mesures en vue mettre en place des programmes pour le bien-être des employés.  Les pouvoirs publics peuvent s’engager à mettre en place des services de santé mentale ou à en élargir l’accès. Les journalistes peuvent informer le monde de ce qui peut et ce qui doit être fait afin que la santé mentale soit une réalité pour tous.

Compte tenu des recommandations relatives à la distanciation physique appliquées dans les pays, les principales activités organisées par l’OMS et les partenaires dans le cadre de la campagne se dérouleront en ligne. De même, nous invitons les organisateurs à prévoir des activités en ligne, si possible. Lorsque des activités en présentiel sont organisées, il est important que des mesures soient appliquées pour la distanciation physique et la prévention de l’infection, conformément à la réglementation nationale et locale. 

Conclusion

En somme, certaines maladies mentales sont les plus courantes, comme la dépression et l’anxiété, peuvent être traitées à l’aide de psychothérapies, de médicaments ou de l’association des deux. Les soignants généralistes peuvent être formés au diagnostic et au traitement des troubles mentaux. Il est possible d’améliorer considérablement la qualité de vie des personnes qui présentent un autisme ou une démence si les personnes qui s’occupent d’elles sont correctement formées. Les droits des personnes atteintes de troubles mentaux peuvent être protégés et promus par la législation sur la santé mentale, les politiques, la mise en place de services communautaires de santé mentale abordables et de qualité et la participation de personnes ayant une expérience directe. D’où l’action de la société civile !

Références bibliographiques

 « Maladie mentale : quel est le rôle de l’alimentation ? » [archive], sur E-Santé (consulté le 10 juillet 2020)

↑ (en) Rapport OMS sur la santé mentale [archive]

↑ Flu during pregnancy linked to adult schizophrenia, Archives of General Psychiatry, 2004 En savoir plus [archive] (en)

↑ (en) [PDF] Rapport OMS sur la santé mentale [archive]

↑ « OMS | Les troubles neurologiques affectent des millions de personnes dans le monde: rapport de l’OMS » [archive], sur www.who.int (consulté le 12 juin 2018)

↑ [PDF] Plan national français Psychiatrie et santé mentale [archive]

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